Die Logik des Unbewussten

Jun 20th, 2009 | By Christian Buder | Category: Essays, Psychologie

Das Unbewusste ist für Lacan nichts, worin etwas verborgen ist. Es ist unbewusst, weil dort nichts zu enthüllen ist. Das Reale, Wirkliche, ist für Lacan ein Loch in einem Blatt Papier, um das Buchstaben geschrieben werden, aber die das Loch selbst nur durch die Präsenz der Schrift selbst festlegen. Die Sprache ist der Geometer, der erst die Grenze zum Realen zieht. Die Logik, so führt Lacan aus, funktioniert ähnlich. Syllogismen, logische Schlüsse, haben die Menschen auch schon vor Aristoteles fertig gebracht, aber es geschah, ohne, dass sie wussten, dass es “Syllogismen” waren. Um sich der Syllogismen bewusst zu werden, mussten sie erfunden werden.

Um zu sehen, wo das Loch ist, muss man sich bis an den Rand des Realen wagen.

Darin besteht für Lacan das Unbewusste der Logik.

Folgende Textstellen sind aus Lacans Seminar VIII vom 19. Februar 1974 genommen, in denen Lacan die aristotelische Logik untersucht:

Sem, VIII, 19 fev 1974, p. 130  l’inconscient ça ne découvre rien, puisqu’il n’y a rien à découvrir, il n’y a rien à découvrir dans le Réel, puisque là il y a un trou, si l’inconscient, là, invente, c’est d’autant plus précieux de vous apercevoir que dans la logique c’est la même chose, à savoir que si Aristote ne l’avait pas inventé, son premier frayage, à savoir fait passer du dire dans ce concassage de l’être grâce à quoi il fait des syllogismes – bien sûr on avait fait du syllogisme avant lui, simplement on ne savait pas que c’étaient des syllogismes. Pour s’en apercevoir, il faut l’inventer : pour voir où est le trou, il faut voir le bord du Réel.

…130

C’est à savoir que « nécessaire que : p », quelque vérité que ce soit, ne peut se traduire que par que ça « ne cesse pas de s’écrire ». Chacun voit entre ce fait, ce fait que quelque chose ne cesse pas de s’écrire – entendez par là que ça se répète, que c’est toujours le même symptôme, que ça tombe toujours dans le même godant. Vous voyez bien qu’entre le « ne cesse pas de s’écrire : p » et le « ne cesse pas de s’écrire : non -p », nous sommes là dans l’artefact dont témoigne justement, et qui témoigne en même temps de cette béance concernant la vérité et que l’ordre du possible est comme l’indique Aristote, connecté au nécessaire

Ce qui cesse de s’écrire, c’est p ou non-p. En ce sens, le possible témoigne de la faille de la vérité. À ceci près qu’il n’y a rien à en tirer. Il n’y a rien à en tirer et Aristote lui-même en témoigne. Il y témoigne de sa confusion à tout instant entre le possible et le contingent. Ce qu’écrit ici mon V vers le bas : A – car après tout, ce qui cesse de s’écrire peut aussi bien cesser de ne pas s’écrire, à savoir venir au jour comme vérité du truc…

Il peut arriver que j’aime une femme comme un chacun d’entre vous – c’est ces sortes d’aventures dans lesquelles vous pouvez glisser – ça ne donne pourtant aucune assurance concernant l’identification sexuelle de la personne que j’aime pas plus que la mienne. Seulement il y a quelque chose qui, entre toutes ces contingences,

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pourrait bien témoigner de la présence du Réel.

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C’est pourtant le Réel puisque c’est de là que je pars, à savoir que pour tout savoir il faut qu’il y ait invention, que c’est ça qui se passe dans toute rencontre, dans toute rencontre première avec le rapport sexuel.

La condition pour que ça passe au Réel, la logique, et c’est en ça qu’elle s’invente, et que la logique c’est le plus beau recours de ce qu’il en est du savoir inconscient.

Ce qui est important, ce qui constitue le Réel, c’est que, par la logique, quelque chose se passe, qui démontre non pas qu’à la fois p et non -p soient faux, mais que ni l’un ni l’autre ne puissent être vérifié logiquement d’aucune façon

cet impossible de part et d’autre, c’est là le Réel tel que nous le permet de le définir la logique, et la logique ne nous permet de le définir que si nous sommes capables, cette réfutation de l’un et de l’autre, de l’inventer

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il est bien évident que si la logique est ce que je dis, la science du Réel, et pas autre chose, si justement le propre de la logique, et en tant que science du Réel, c’est justement de ne faire de la vérité

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